« Le concert consacre le superbe instrument du temple et trouve en Maude Gratton une interprète admirable de précision. Saisi à bras le corps, le clavier transcende deux pièces pour orgue puissamment structurées, sur lesquelles le fils de Jean-Sébastien, Wilhelm-Fridemann, a sans doute parfait son éducation. (…) Loin de ce registre sévère, Maude Gratton allume un grand brasier dans la fantaisie et fugue BWV 542. Les traits fulgurants, sur des pédales tenues, alternent avec d’énormes accords et projettent l’ombre d’un labyrinthe harmonique dont l’interprète révèle la claire scansion de ses sections. »

« Maude Gratton avait été sous les chandelles l’an dernier la partenaire remarquée de David Grimal. Son retour, sur un clavecin tout frais et d’une magnifique plénitude, signé Philippe Humeau, a valu la redécouverte éblouie d’une oeuvre restée rare. Rien ne fait peur aux intrépides vingt-cinq ans de la jeune interprète, stupéfiante d’aisance et de maturité. L’univers tourmenté de Wilhelm Friedemann y est visité dans la versatilité de ses visages tout autant que dans un mouvement d’ensemble qui en résout les contradictions et en restitue la vie. »