« Après une Fugue en ut de Wilhelm Friedemann Bach (le premier fils), nous retrouvons le père pour le Ricercare a tre voci du Musikalische Opfer, dans une interprétation secrètement respirée, de grande tenue. Avec une maestria médusante, Maude Gratton se lance ensuite dans l’exécution fiévreuse de la Polonaise en fa majeur Fk.12/10 de l’héritier, enchainée à la fort belle Fantaisie en ré mineur Fk.19. »

« C’est peu dire que le jeu de Maude Gratton rend justice à cette écriture : en faisant entendre chacune des voix dans leur indépendance, mais aussi dans leur interdépendance, puisque les jeux d’imitation sont rendus à la perfection. La jeune claveciniste, dotée d’une technique irréprochable, est parvenue à rendre audible « à l’oreille nue » l’omniprésence du thème royal ainsi que la structure complexe des canons et fugues successifs. »

Avec Ricercar Consort, Philippe Pierlot

« La gravité s’y joint à une éloquence tout intérieure, dont profitent tant les pièces d’orgue nourries du fonds grégorien (le Magnificat Secundi Toni) que la modernité d’accents des pièces mêlant voix et instruments en allemand. Et Maude Gratton y réussit un sans-faute à l’orgue (la virtuosité maîtrisée du Praembulum Primi toni à 5). » (Roger Tellard, Classica mai 2013)