Georges Onslow, Trois sonates pour violoncelle et pianoforte opus 16

Avec Emmanuel Jacques

« Et à une époque où les instruments à cordes faisaient encore de la figuration à côté du piano en tête d’affiche, Onslow sait comment les faire dialoguer : Emmanuel Jacques et Maude Gratton l’ont fort bien compris. Le premier, que l’on apprécie depuis longtemps comme soliste au sein des Talens Lyriques, l’orchestre de Christophe Rousset, se montre inspiré de la première à la dernière mesure. Il fait sonner avec une fière majesté son superbe violoncelle français du XVIIIe siècle et lui prête mille nuances. Netteté du trait, justesse du style, équilibre des couleurs : tout y est. Merveilleuse musicienne, claveciniste raffinée et organiste distinguée, Maude Gratton fait bien plus que l’accompagner. Non seulement, elle profite pleinement des possibilités expressives de son pianoforte Broadwood (un instrument londonien de 1822) et nourrit d’intenses échanges avec le violoncelle. Un disque original et stimulant. » (Philippe Venturini, les échos.fr, juin 2014)

 « L’opus 16 est enfin rendu à son effectif premier. Est-il des oreilles rétives au pianoforte ? Elles manqueront quelque chose ! Maude Gratton tire de son Broadwood & Sons de 1822 des contrastes d’intensités et des couleurs dont la diversité captive à chaque instant. (…) Pilier d’un certain nombre de phalanges baroques (les Talens lyriques notamment) Emmanuel Jacques dessine nettement le discours et la forme. Les mouvements lents chantent et les allegros virevoltent, sans se complaire dans des sautes d’humeur. » (Hélène Cao, Diapason juillet 2014)

 « D’Emmanuel Jacques et de Maude Gratton, on a surtout envie de souligner à quel point ils servent la musique et ils en font scintiller les beautés. La version ici proposée brille par son parfait équilibre, aussi bien entre les deux instruments qu’entre les deux instrumentistes, par son charme de sentiments comme par sa lisibilité. » (L’Audience du Temps, Loïc Chahine, juillet 2014)

 « Le violoncelle d’Emmanuel Jacques chante avec naturel et sensibilité, le pianoforte de Maude Gratton déploie autorité et ardeur, et tous deux s’entendent pour livrer une vision pleine de lyrisme, d’audace mais aussi d’intelligence de ces sonates d’Onslow qui y gagnent une telle allure qu’on se surprend à se demander pourquoi elles ne figurent pas plus régulièrement au programme des concerts. » (Passée des arts, J.-C. Pucek, septembre 2014)