« Une sorte de corbeille de fruits mûrs : deux grands préludes et fugues, des chorals, les « Variations canoniques », une sonate, un duo… Et pour jouer tout cela, un instrument pas énorme (mais tout de même à la limite des capacités d’un enregistrement), et une musicienne hors pair, à la pensée claire et inventive, qui sait faire entendre une polyphonie – parce qu’elle sait l’écouter. »
Jacques Drillon, Nouvel Observateur, juillet 2016

Écouter Maude Gratton au pianoforte rivaliser avec la virtuosité supposée de Barbara Ployer, ce fut le cadeau final du concert qui a ouvert, vendredi soir, sur la scène nationale de Niort, la 5e édition de Musique en Gâtine. Le vent de jeunesse qui a soufflé sur le répertoire, vendredi, a porté d’autres belles promesses.
La vingtaine de musiciens de l’orchestre Il Convito offre au mot « ensemble » toutes ses lettres de noblesse. Ici, on est au service de la musique. Quand on songe que l’orchestre né voici onze ans sur une petite forme prend cette fois un autre envol avec davantage de musiciens et surtout l’envie de se produire et d’enregistrer, on se dit que l’on est plutôt heureux, vendredi, d’avoir assisté à une naissance, en quelque sorte. Avec toutes les belles promesses de la jeunesse.

« What Gratton and Il Convito convey so persuasively in their assuaging and elegant performances is that, beyond Wilhelm Friedemann’s capricious figures, mental robustness and vulnerability cohabit as a kind of conceit. (…)
Whether it’s really all conceit or part-autobiography, the WFB experience is rarely relaxing. The layering of filigree, which doubtless encouraged Carl Zelter, Mendelssohn’s teacher, to judge his music as ‘petty and fussy’, is handled with exceptional sangfroid by Gratton and her colleagues, letting the music speak openly in her engaging and unforced solo playing, with the dark-hued strings responsive and mainly in tune. » (Gramophone, Editor’s Choice Recording, January 2016)

« Daar is Maude Graffon zich terdege bewust. Ook zij koos voor een begeleiding van slechts één stem per partij en weet mooi contrast aan te brengen in deze werken. Het is geen wonder dat vooral de beide concerten in mineur goede, ook dankbaar benutte profileringsmogelijkheden bieden.  (…)
Hierdoor lekker gemaakt, is ook de solo cd van Gratton met Polonaises, een  paar fuga’s, een tweetal sonates, en fantasieën (Mirare MIR 088) een volgende aanrader. » (Jan de Kruijff, www.musicalifeiten.nl, January 2016)

« Accompagnée de son ensemble Il Convito (fondé en 2005 sur des bases chambristes), cette impressionnante et fine musicienne de 32 ans, organiste et claveciniste à l’instar de Wilhelm Friedemann, propose ici trois de ses sept concertos pour clavecin et cordes, ainsi que la gracieuse Sinfonia en fa majeur. (…) En osmose avec celui de ses partenaires, le jeu précis, architecturé et sensible de Maude Gratton en fait ressortir l’éclatante beauté, et, dans l’ultime Concerto en mi mineur, quelques élans visionnaires qui préfigurent une nouvelle ère : celle du romantisme. » (Sophie Bourdais, Télérama déc. 2015)

« This is a staggeringly terrific collection of Wilhelm Friedemann Bach harpsichord concertos and sinfonias that sheds all nonsense prejudice one might quite understandably have about galant style works. The Il Convito ensemble and director-soloist Maude Gratton play with such panache, there’s not a second’s time to question if this music is anything but great. It doesn’t sound like it sits uncomfortably between styles with which we are familiar, it simply rocks. The instrument, a Philippe Humeau copy of a 1770 Jean-Henry Silbermann harpsichord, adds to the stormy-silvery impression. » Ionarts The 10 Best Classical Recordings of 2015

« (…) the music is splendid – real virtuosity in the keyboard writing; Maude Gratton (a Bruges prize-winner on organ) delivers it with considerable panache ». (David Hansell, Early Music Review, Nov. 2015)

« Das Ensemble Il Convito spielt die Konzerte in solistischer Besetzung, also nur mit fünf Streichern zuzüglich der Solistin am Cembalo. Trotz dieser Minimalbesetzung ergibt sich aufgrund des hervorragenden Zusammenspiels ein orchestraler und kein kammermusikalischer Eindruck. Maßgeblich steuert dazu auch der mächtige Kontrabass-Klang bei. Aber auch die beiden Geigerinnen verdienen Bestnoten für die virtuose, aber dennoch „unsolistische“ Spielweise ihrer Stimmen.
Maude Gratton ist eine überlegende Solistin am Cembalo. Sie spielt die Stücke mit großer Präzision und der notwendign Virtuosität. Das Zusammenspiel mit ihrem Ensemble ist sehr genau, hier ist die langjährige Erfahrung gut spürbar. » (Bernhard Schrammek, kulturradio octobre 2015)

 

Avec Philippe Pierlot, Marc Hantaï, François Fernandez

« … the harpsichord-playing of Maude Gratton is one of the highlights of the disc. On a fine-sounding but uncredited instrument, she allows enough air into the six-part Ricercar to prevent its texture from becoming senselessly thick, and is sprightly and clear in the freer-spirited three-part Ricercar. » (Gramophone, 2015)

 

Avec Emmanuel Jacques

« Et à une époque où les instruments à cordes faisaient encore de la figuration à côté du piano en tête d’affiche, Onslow sait comment les faire dialoguer : Emmanuel Jacques et Maude Gratton l’ont fort bien compris. Le premier, que l’on apprécie depuis longtemps comme soliste au sein des Talens Lyriques, l’orchestre de Christophe Rousset, se montre inspiré de la première à la dernière mesure. Il fait sonner avec une fière majesté son superbe violoncelle français du XVIIIe siècle et lui prête mille nuances. Netteté du trait, justesse du style, équilibre des couleurs : tout y est. Merveilleuse musicienne, claveciniste raffinée et organiste distinguée, Maude Gratton fait bien plus que l’accompagner. Non seulement, elle profite pleinement des possibilités expressives de son pianoforte Broadwood (un instrument londonien de 1822) et nourrit d’intenses échanges avec le violoncelle. Un disque original et stimulant. » (Philippe Venturini, les échos.fr, juin 2014)

 « L’opus 16 est enfin rendu à son effectif premier. Est-il des oreilles rétives au pianoforte ? Elles manqueront quelque chose ! Maude Gratton tire de son Broadwood & Sons de 1822 des contrastes d’intensités et des couleurs dont la diversité captive à chaque instant. (…) Pilier d’un certain nombre de phalanges baroques (les Talens lyriques notamment) Emmanuel Jacques dessine nettement le discours et la forme. Les mouvements lents chantent et les allegros virevoltent, sans se complaire dans des sautes d’humeur. » (Hélène Cao, Diapason juillet 2014)

 « D’Emmanuel Jacques et de Maude Gratton, on a surtout envie de souligner à quel point ils servent la musique et ils en font scintiller les beautés. La version ici proposée brille par son parfait équilibre, aussi bien entre les deux instruments qu’entre les deux instrumentistes, par son charme de sentiments comme par sa lisibilité. » (L’Audience du Temps, Loïc Chahine, juillet 2014)

 « Le violoncelle d’Emmanuel Jacques chante avec naturel et sensibilité, le pianoforte de Maude Gratton déploie autorité et ardeur, et tous deux s’entendent pour livrer une vision pleine de lyrisme, d’audace mais aussi d’intelligence de ces sonates d’Onslow qui y gagnent une telle allure qu’on se surprend à se demander pourquoi elles ne figurent pas plus régulièrement au programme des concerts. » (Passée des arts, J.-C. Pucek, septembre 2014)

« Après une Fugue en ut de Wilhelm Friedemann Bach (le premier fils), nous retrouvons le père pour le Ricercare a tre voci du Musikalische Opfer, dans une interprétation secrètement respirée, de grande tenue. Avec une maestria médusante, Maude Gratton se lance ensuite dans l’exécution fiévreuse de la Polonaise en fa majeur Fk.12/10 de l’héritier, enchainée à la fort belle Fantaisie en ré mineur Fk.19. »

« C’est peu dire que le jeu de Maude Gratton rend justice à cette écriture : en faisant entendre chacune des voix dans leur indépendance, mais aussi dans leur interdépendance, puisque les jeux d’imitation sont rendus à la perfection. La jeune claveciniste, dotée d’une technique irréprochable, est parvenue à rendre audible « à l’oreille nue » l’omniprésence du thème royal ainsi que la structure complexe des canons et fugues successifs. »

Avec Ricercar Consort, Philippe Pierlot

« La gravité s’y joint à une éloquence tout intérieure, dont profitent tant les pièces d’orgue nourries du fonds grégorien (le Magnificat Secundi Toni) que la modernité d’accents des pièces mêlant voix et instruments en allemand. Et Maude Gratton y réussit un sans-faute à l’orgue (la virtuosité maîtrisée du Praembulum Primi toni à 5). » (Roger Tellard, Classica mai 2013)

« It is a Bach tour-de-force, and was equally a Gratton tour-de-force : just when one thought neither Bach nor Gratton could sustain any more fevered writing and playing, Bach would step it up again and Gratton was right there with him ! (…) Maude Gratton is a precise and forceful player, who perfectly paired her program to the Music House instrument. »

Avec Aliquando, Stéphanie Paulet

« Au clavecin, tenant tantôt la basse continue, tantôt une partie « obligée », Maude Gratton se révèle une comparse idéale dans la mise en valeur de l’écriture ; son toucher est celui que nous lui connaissons, puissant et inventif. » (Loïc Chahine, Muse Baroque, septembre 2012)